75 millions pour les partis politiques cette année

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP
21/05/2008 | Mise à jour : 09:39

Pour 2008, l’enveloppe a augmenté de 2 millions d’euros. UMP et PS se taillent la part du lion.

Pour les partis politiques aussi, l’inflation existe. Avec 74,8 millions contre 73,2 en 2007, le financement de la vie politique française prend un peu plus de 2% de plus en un an, selon le décret paru au journal officiel mercredi.

Cette somme, qui doit permettre à une cinquantaine de partis et de groupement d’exercer leur activité, est évidemment très inégalement répartie. En tête, l’UMP, à qui la position de parti de la majorité à l’Assemblée procure 46% de la totalité du financement de la vie politique Française avec près de 34,5 millions d’euros. Suit le PS avec 24,5 millions, soit près de 33% du total.

Le financement des partis est réparti en deux volets, en fonction des résultats des élections législatives et sénatoriales.

Première application de la loi des 1%

Le premier volet, qui représente 34,7 millions d’euros, est attribué en fonction du nombre de voix obtenues. En métropole, pour la première fois, il fallait avoir réuni au moins 1% des scrutins dans 50 circonscriptions pour obtenir ce financement. Quatorze formations seulement sont concernées, contre 31 en 2007. Outre-mer, en revanche, le fait d’avoir obtenu des voix suffisait pour toucher des subsides. 35 partis touchent donc des fonds pour 2008.

Sur ce premier volet, l’UMP récupère 13 millions, le PS 10,2, l’UDF-MoDem 2,7 MEUR, le PCF 1,8 MEUR, de même que le FN 1,8. Les Verts touchent 1,4 million. Ils sont suivis de la LCR(900.000 euros), du MPF (600.000 euros), du PRG (500.000 euros), de Lutte Ouvrière (360.000 euros), de Chasse, pêche, nature, traditions (350.000). En queue de peloton viennent les petites formations écologistes comme le Trèfle ou le MEI d’Antoine Waechter. Un absent : le Nouveau Centre, qui n’a pas pu présenter suffisamment d’élus.

L’anomalie du Fetia Api

La seconde partie du financement, 40,13 millions d’euros, est fonction du nombre d’élus obtenus. Elle concerne 21 formations au total. Là encore, c’est l’UMP qui se taille la part du lion avec 21,4 millions d’euros, devant le PS (12,4 millions), le PCF (1,77 million) et l’UDF-MoDem (1,29 million).

C’est dans cette seconde subvention que se glisse l’anomalie de cette année 2008, puisque la cinquième position de la liste est occupée par un petit parti polynésien, le Fetia Api. Un parti pas si petit, puisqu’il dispose de 23 élus dont 18 à l’Assemblée. Pas mal, pour seulement 1.021 voix obtenus aux législatives de 2007 !

L’explication est à chercher du côté de la scission de l’UDF entre Modem et Nouveau Centre. La formation créée par les ex-centristes ralliés à Sarkozy n’ayant pas atteint assez d’élus pour obtenir des financements, il a dû passer un accord électoral avec ce petit parti. Une décision qui faisait suite à une tentative malheureuse de faire modifier le financement électoral.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *